Société Genevoise d’Apiculture

La cire

Aujourd’hui, la cire figure à la fin des listes mentionnant les produits de la ruche. Longtemps, elle constitua pourtant la production des abeilles la plus recherchée par l’homme. Si les moines ont souvent été de brillants apiculteurs, c’est largement autant pour la production de cire que pour celle de miel. Et, jusqu’au XIXe siècle, le bilan comptable des apiculteurs mettait la cire au même plan que le miel. C’est avec la cire d’abeilles que l’on fabriquait les cierges des églises et l’encaustique pour cirer les meubles. Il a fallu le développement des cires synthétiques pour repousser la cire d’abeille au rang de produit marginal. Elle garde quand même l’image noble d’un produit naturel idéal pour fabriquer les encaustiques de qualité, comme des bougies traditionnelles. Les apiculteurs aiment aussi réaliser de nombreux moulages en cire, tandis que les salons de beauté n’ont pas encore trouvé meilleur allié en matière d’épilation. Cependant, si les apiculteurs modernes récoltent la cire, c’est avant tout pour la recycler dans les ruches sous forme de feuilles gaufrées prêtes à être réutilisées par les abeilles